CULTURE ET MEDIA - Breizh Impacte

Retour sur le colloque BZH En Marche


Le 9 septembre dernier, sur invitation de Breizh ImPacte,...

Etel (56) : les tissus Lalie Design veulent embellir le monde


Originaire d’Auray, Marie-Adeline Riche a créé sa marque de...

Groupements d’employeurs bretons


Aux quatre coins de la Bretagne, les groupements d’employeurs...
groupement breton

BREIZH ELECTRIC TOUR 2017 – 1ÈRE ÉDITION


Malheureusement sur seulement 4 de nos départements bretons. Les 4 syndicats...

VANNES – BZH en Marche


SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2017 VANNES BZH en Marche Diskouezadeg...

Bretagne : les couacs du retour à la semaine de 4 jours


Près d’un tiers des écoles primaires passeront à la...

Un Breton crée un site pour apprendre le québécois en dix leçons


Diffuser le français québécois ? C’est le défi que...

Ecologie : de la pierre au papier


Ecologie cette semaine : un article intéressant est paru...

Jean Lassalle et les élus Corses, à quand les Bretons ?


Rencontre entre les députés nationalistes Corses et Jean Lassalle...

Easy Sun System


Article de Guewen Sausseau sur eco-bretons.info Créée en juin...

Radio 100% langue bretonne


Ce mois ci, dans la saga des bonnes nouvelles...

Ruralité et diversité humaine


Le Mercuriale de juin 2017 de Jean Pierre Le...

Les frères Kerveguen


Les Editions Yoran ont le plaisir de vous annoncer...

Pourquoi voter aux présidentielles françaises ?


Dans son testimonial du mois de avril 2017, Jean...

Les Corses ne seront pas dépossédés de leur patrimoine.


Vu sur la page Facebook de Gilles Simeoni, le...

La Breizh Manif


On s’en souvient, en septembre 2014, à l’appel des...

L’idéologie sécuritaire et la Bretagne


La révolution industrielle, au XIXe siècle, avait créé deux...

Signez notre pétition


PÉTITION POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE CULTURELLE EN BRETAGNE SINADEG...

CULTURE ET MEDIA

Stimuler la production et la diffusion de l’information, de la musique et des créations artistiques bretonnes. Accompagner le développement des nouvelles technologies de diffusion dans les médias. Y utiliser les langues de Bretagne.

DOCUMENTS DE RÉFLEXIONS

En Euskadi les Basques ont construit le « Curriculum Basque », à savoir: « La sélection des connaissances sur la culture spécifique basque et la culture universelle que toute personnes instruite de Pays Basque doit connaître. » Ce travail monumental est en voie de vulgarisation dans toute la société Basque du sud. Cet immense chantier peut-être un exemple pour les bretons s’ils veulent que leur culture perdure dans toutes ses composantes
Par où prendre le problème en Bretagne? Bien des choses se font mais le chantier est immense.
Via Stella est possible en Corse, pourquoi pas en Bretagne?

DÉVELOPPER UN PROJET DE TÉLÉVISION MUSICALE BRETONNE

CONTEXTE

Une télévision bretonne est devenue le serpent de mer de l’actualité des médias.
Quand on parle de culture bretonne, c’est d’abord à la musique que l’on pense. Des dizaines de milliers de jeunes qui la font vivre, des centaines de Festoù-noz organisés tous les ans. C’est la seule partie visible de notre culture, en France mais aussi à l’étranger.

PROJET

Sur le modèle de MTV mais aussi d’Euronews ou encore d’Eurosport, on pourrait à partir des mêmes images assurer un programme multilingue (breton, gallo, français, anglais et allemand). En effet, ces télévisions multilingues assurent un commentaire en « voix off » sur des images identiques.
Une télévision musicale, c’est d’abord un enchaînement de clips mais aussi quelques concerts en direct voire quelques dessins animés ou sketches. C’est sûrement le projet de chaîne de télévision le plus simple à monter aujourd’hui, sachant que chaque programme est largement rediffusé.
On peut regarder un clip en breton de Yann-Fañch Kemener ou des Ramoneurs de Menhir sans comprendre la langue bretonne. Il faut savoir que des milliers de collégiens ont décidé d’apprendre l’allemand ces dernières années uniquement parce qu’ils étaient fans du groupe Tokio Hotel (qui comme son nom ne l’indique pas chante en allemand). Une télé musicale, c’est encore le plus sur moyen de défendre et de rendre visible notre langue qui peine aujourd’hui à sortir des écoles bilingues. C’est montrer que la culture bretonne — des groupes qui chantent en français, en gallo, en breton, en anglais — n’est pas renfermée sur elle-même et que pour les Bretons, le multilinguisme est une chose acquise.
Il existe d’ores et déjà une incroyable banque d’images inexploitée. Un accord passé avec les principaux producteurs de musique pourrait faire démarrer à « moindre frais » une telle chaîne. De plus, un projet culturel qui associe au moins trois langues est éligible aux subventions de l’Union Européenne.

ACTIONS

Participer à la création d’une chaîne musicale bretonne dont le capital serait organisé en trois tiers égaux :

Une société regroupant des « petits porteurs » composée de tous les acteurs de ce secteur : « fans », musiciens amateurs mais aussi les professionnels (producteurs, studios d’enregistrement, maisons de disque etc.). C’est l’assurance de mobiliser le public dès le départ mais aussi d’avoir un droit de regard sur le futur de la chaîne.
Proposer aux collectivités territoriales (Région Bretagne et les cinq départements) de s’engager à hauteur d’un tiers du capital, quitte à s’en désengager (donc à se rembourser) quand un tel projet aurait atteint l’équilibre financier. La participation de collectivités territoriales crédibilise le projet auprès des investisseurs privés et c’est un plus indéniable dans l’obtention d’une fréquence TNT. Cette chaîne devra aussi être visible sur le câble et le satellite.
Faire intervenir les grands investisseurs privés bretons du type Bolloré, Pinault, Le Lay etc. dont certains ont déjà une branche médias dans leur groupe en leur démontrant la viabilité du projet et le capital sympathie qu’il pourrait leur apporter.

Contribuer à la rédaction d’un business plan et prouver ainsi la pertinence du modèle économique choisi.

CONTACT

Tieri Jamet

ENSEIGNEMENT DES LANGUES

Vannes Agglo et Golfe du MOR BIHAN

« L’attachement culturel et linguistique est un atout pour inviter les jeunes à vivre et travailler au et pour le pays, où qu’ils soient. Il nous faut former une jeunesse bretonne et polyglotte. »

PLAN DE DÉVELOPPEMENT À RÉALISER AU COURS DES 10 ANNÉES QUI VIENNENT

(En prenant en compte l’existant et en agissant pour aboutir à la mise à la disposition des parents d’élèves et des jeunes les « Propositions pour l’enseignement des langues de Bretagne » votées par le CCB.)

ETAT DES LIEUX

Sur le territoire des 24 communes de l’Agglo il existe actuellement : (Enseignement bilingue immersif ou semi-immersif) Un collège Diwan et deux collèges catholiques (228 élèves) – 11 écoles ou filières bilingues (1 Diwan – 4 publiques et 6 catholiques) (866 élèves). Et une crêche. Le Programme Multilingue Breton est en place dans 1 collège et 4 écoles catholiques.

Dans le domaine de la formation des maîtres, une formation longue à la langue bretonne à l’ UCO de Vannes en lien avec Stumdi.

Dans les deux universités de Vannes des formations aux métiers d’enseignants.

BUT DU PROJET

Installer progressivement des filières « bilangue » breton/langues européennes ou autres suivant la demande des parents dans toutes les écoles, collèges et lycées de l’Agglo. Soit deux fois 1h30 par semaine en maternelle et primaire. Deux fois 3 heures au collège et au lycée. (Sachant qu’une 4e langue sera proposée dès la 5e.)

Compléter progressivement le réseau bilingue (immersif ou semi-immersif) pour proposer au moins une filière bilingue primaire dans toutes les communes de l’Agglo et trois (Diwan – publique et catholique) dans toutes les communes de plus de 5000 habitants. A Vannes 3 écoles Diwan, 6 filières bilingues publiques et 6 filières bilingues catholiques.

Le suivi de l’enseignement bilingue sera assuré dans au moins 4 collèges publics, 4 collèges catholiques et le collège Diwan de Vannes.

A Vannes on trouvera 3 lycées (Diwan, public et catholique) proposant des filières européennes trilingues et multilingues, et le suivi de l’enseignement « bilangue » breton/langues européennes (anglais/espagnol/catalan/italien…) ou autres (chinois /arabe/kurde/kablyle/turc…)
Egalement une filière professionnelle à l’ IUT (secrétariat trilingue – Formation poussée à l’informatique)

Dans les filières bilingues (immersives ou semi-immersives) l’enseignement se fera suivant les principes pédagogiques de « l’enseignement intégré des langues. » de la maternelle au lycée. (PMB)

Le tout s’appuyant sur un vaste plan de formation d’enseignants à mettre en place prioritairement.

CONTACT

Yannig Baron

UNIVERSITÉ POPULAIRE DE PHILOSOPHIE BRETONNE

CONTEXTE

Redonnons sa place à la philosophie en Bretagne, mais aussi à la Bretagne en philosophie. La lecture de Descartes n’est pas une « option » en ce sens, mais est centrale. Elle doit permettre à chacun, comme le souhaitait l’illustre penseur en son temps, de penser par lui-même. A l’image de l’université normande de Michel Onfray créée en 2002, nous proposons en 2012 « une université populaire bretonne ». Il s’agit moins d’une philosophie « en breton » que d’une relecture bretonne de la philosophie ou de cette manière de penser « à la mode de Bretagne ». Comme le rappelle l’initiative de Breizh-Impacte en 2011, la Bretagne est « un laboratoire d’idées » (qui plus est en philosophie).

LE PROJET

La première version de « l’Université populaire » date de la fin du 19e siècle, à l’époque de l’Affaire Dreyfus. Des professeurs, des intellectuels, des historiens, des écrivains, des philosophes y proposaient des cours gratuits. La seconde version, au 20e siècle, visa des objectifs semblables bien qu’actualisés : démocratiser la culture et dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre. C’est celle par exemple du philosophe Yves Michaud avec l’Université de tous les savoirs (1998) ou celle de Michel Onfray avec l’Université populaire de Caen (2002), dont le texte La Communauté philosophique (2004) est le Manifeste. Dans le cadre de ces deux initiatives, la culture est considérée comme un auxiliaire de la construction de soi permettant une meilleure «lecture du monde» et une meilleure «action».

Nous proposons dans la même ligne, en 2012, une « Université populaire en Bretagne » où les Bretons puissent se réapproprier culture, histoire et philosophie. Et cela, en redonnant accès à des textes, contextes et savoirs dont une certaine «éducation nationale française» a pu les priver. L’objectif est pour chacun d’apprendre à penser par lui-même (la philosophie n’est en ce sens pas « un ensemble de doctrines », mais un ensemble d’outils aidant à la réflexion personnelle). Ce que souhaitait faire Descartes avec son Discours de la Méthode : ce n’est qu’en pensant par soi-même que l’on devient soi-même. Cette conscience de soi mène moins à « l’individualisme égoïste » qu’à un renforcement du lien social (si je sais « qui je suis », je suis plus curieux de savoir « qui sont les autres »).

LES RAISONS

Le « désir de savoir » (la définition grecque de « la philosophie ») est en 2012 considérable : les débats, les forums, les rencontres, les séminaires, les universités d’été ou du temps libre, les succès de librairie, la multiplication des collections d’idées chez les éditeurs, tout cela témoigne d’une authentique et pressante demande, à la fois individuelle et collective. L’offre oscille alors entre « élitisme universitaire » et « improvisation des cafés philosophiques ». L’une reproduit « la pensée unique », l’autre réduit la philosophie à la « conversation » ou à « l’opinion ». La réflexion individuelle doit être outillée, guidée et confrontée aux grands textes.
Ce qui, là aussi, était le projet pédagogique de Descartes : moins faire œuvre de « philosophe » qu’initier tout honnête homme à « la philosophie », c’est-à-dire au retour sur soi (« réflexion ») et au « mieux vivre » (« sagesse » ou « art de vivre », avec soi-même et les autres).

LE PRINCIPE

La notion d’ « Université Populaire » retient de celle d’ « Université traditionnelle » la qualité des informations transmises, le principe du « cycle d’apprentissage » (qui permet d’envisager une progression personnelle) et la nécessité d’un contenu transmis en amont de tout débat. Elle garde du « café philosophique » l’ouverture à tous les publics, l’usage critique des savoirs, l’interactivité et la pratique du « dialogue » comme moyen d’accéder au « contenu ». Ce qui nécessite un travail collectif de préparation, de concertation et de synthèse qui ne peut être l’œuvre que d’un seul parmi d’autres. Force est de constater en la matière la difficulté à mobiliser les énergies

LE FONCTIONNEMENT

La gratuité est le principe de base de l’Université populaire. Pas d’âge requis, ni de titres ou de niveaux demandés. Pas d’inscriptions non plus, ni de contrôle des connaissances. Pas d’examens, ni de diplômes délivrés. Cependant, une évaluation peut être proposée afin de garantir l’évolution de chacun dans l’apprentissage des méthodes et des savoirs. En règle générale, un cours est dispensé une fois par semaine sur une séance de deux heures : la première est un exposé argumenté, la seconde une discussion de celui-ci. Le cycle s’étend en général de mi-octobre à mi-mai.

LES PERSPECTIVES

L’Université populaire est une idée collective et non personnelle. Sa création invite à l’essai-mage et doit être liée à une dynamique de publications, de médiatisation et de « circulation des idées ». Elle nécessite « un réseau d’auteurs, de professeurs et d’initiatives personnelles », ainsi que des locaux (salles de cours, domiciles particuliers, cafés…) et la mise à disposition d’ouvrages (médiathèques, bibliothèques publiques ou privées). L’Université populaire repose aussi sur une charte à laquelle doit consentir chaque participant en terme d’authenticité de la démarche, d’éthique et de respect de certaines valeurs comme le respect du contenu enseigné, de l’autorité de celui qui l’enseigne, ainsi que des autres participants. Ce qui revient à respecter les règles de la vie civique et du débat publique. L’Université populaire doit ainsi viser à l’épanouissement intellectuel et personnel de chacun et mieux préparer l’avenir collectif.

ACTIONS

Trouver des salles. Organiser à plusieurs l’Université populaire. Obtenir le soutien public dans une ville de Bretagne. cliquer ici pour dossier plus complet

CONTACT

Simon Alain (Auteur de : « Descartes, Breton ? », « Is Descartes Breton ? », « Berkeley l’Irlandais », Hume, l’Ecossais », Locke, le Gallois », Descartes et la Bretagne », « Un siècle de Lumières »).

Simon Alain

Les documents de réflexions que nous vous soumettons, le contenu des sites amis, les ouvrages que nous vous recommandons le sont à titre informatif et pour leur intérêt mais ne reflètent pas nécessairement le point de vue de Breizh-ImPacte.

Vous souhaitez nous envoyer des documents de réflexion ? Cliquez-ici