ENSEIGNEMENT - Breizh Impacte

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ENSEIGNEMENT

ENSEIGNEMENT DES LANGUES

VANNES AGGLO ET GOLFE DU MOR BIHAN

ET

UNIVERSITÉ POPULAIRE DE PHILOSOPHIE BRETONNE

Généraliser une éducation multilingue (langues de Bretagne, de l’Etat, internationale) et multiculturelle pour tous les élèves. Concrétiser les propositions faites par le Conseil Culturel de Bretagne. Généraliser l’enseignement de l’histoire de Bretagne.

DOCUMENTS DE RÉFLEXIONS
– Propositions pour l’enseignement des langues de Bretagne
– L’éducation des enfants autochtones et les langues autochtones : (Conseil économique et social – Nations Unies)
– Langues et cultures régionales : en finir avec l’exception française Armand Jung et Jean-Jacques Urvoas
– Langues et cultures régionales : en finir avec l’exception française Armand Jung et Jean-Jacques Urvoas(suite)
– INSTITUT CULTUREL DE BRETAGNE – ICB AGENCE CULTURELLE DE BRETAGNE – ACB INSTITUT REGIONAL DU PATRIMOINE DE BRETAGNE – IRPa UN MAINTIEN DES STRUCTURES ACTUELLES OU UNE STRUCTURE UNIQUE ?

ENSEIGNEMENT DES LANGUES

Vannes Agglo et Golfe du MOR BIHAN

« L’attachement culturel et linguistique est un atout pour inviter les jeunes à vivre et travailler au et pour le pays, où qu’ils soient. Il nous faut former une jeunesse bretonne et polyglotte. »

PLAN DE DÉVELOPPEMENT À RÉALISER AU COURS DES 10 ANNÉES QUI VIENNENT

(En prenant en compte l’existant et en agissant pour aboutir à la mise à la disposition des parents d’élèves et des jeunes les « Propositions pour l’enseignement des langues de Bretagne » votées par le CCB.)

ETAT DES LIEUX

Sur le territoire des 24 communes de l’Agglo il existe actuellement : (Enseignement bilingue immersif ou semi-immersif) Un collège Diwan et deux collèges catholiques (228 élèves) – 11 écoles ou filières bilingues (1 Diwan – 4 publiques et 6 catholiques) (866 élèves). Et une crêche. Le Programme Multilingue Breton est en place dans 1 collège et 4 écoles catholiques.

Dans le domaine de la formation des maîtres, une formation longue à la langue bretonne à l’ UCO de Vannes en lien avec Stumdi.

Dans les deux universités de Vannes des formations aux métiers d’enseignants.

BUT DU PROJET

Installer progressivement des filières « bilangue » breton/langues européennes ou autres suivant la demande des parents dans toutes les écoles, collèges et lycées de l’Agglo. Soit deux fois 1h30 par semaine en maternelle et primaire. Deux fois 3 heures au collège et au lycée. (Sachant qu’une 4e langue sera proposée dès la 5e.)

Compléter progressivement le réseau bilingue (immersif ou semi-immersif) pour proposer au moins une filière bilingue primaire dans toutes les communes de l’Agglo et trois (Diwan – publique et catholique) dans toutes les communes de plus de 5000 habitants. A Vannes 3 écoles Diwan, 6 filières bilingues publiques et 6 filières bilingues catholiques.

Le suivi de l’enseignement bilingue sera assuré dans au moins 4 collèges publics, 4 collèges catholiques et le collège Diwan de Vannes.

A Vannes on trouvera 3 lycées (Diwan, public et catholique) proposant des filières européennes trilingues et multilingues, et le suivi de l’enseignement « bilangue » breton/langues européennes (anglais/espagnol/catalan/italien…) ou autres (chinois /arabe/kurde/kablyle/turc…)
Egalement une filière professionnelle à l’ IUT (secrétariat trilingue – Formation poussée à l’informatique)

Dans les filières bilingues (immersives ou semi-immersives) l’enseignement se fera suivant les principes pédagogiques de « l’enseignement intégré des langues. » de la maternelle au lycée. (PMB)

Le tout s’appuyant sur un vaste plan de formation d’enseignants à mettre en place prioritairement.

CONTACT

Yannig Baron

UNIVERSITÉ POPULAIRE DE PHILOSOPHIE BRETONNE

CONTEXTE

Redonnons sa place à la philosophie en Bretagne, mais aussi à la Bretagne en philosophie. La lecture de Descartes n’est pas une « option » en ce sens, mais est centrale. Elle doit permettre à chacun, comme le souhaitait l’illustre penseur en son temps, de penser par lui-même. A l’image de l’université normande de Michel Onfray créée en 2002, nous proposons en 2012 « une université populaire bretonne ». Il s’agit moins d’une philosophie « en breton » que d’une relecture bretonne de la philosophie ou de cette manière de penser « à la mode de Bretagne ». Comme le rappelle l’initiative de Breizh-Impacte en 2011, la Bretagne est « un laboratoire d’idées » (qui plus est en philosophie).

LE PROJET

La première version de « l’Université populaire » date de la fin du 19e siècle, à l’époque de l’Affaire Dreyfus. Des professeurs, des intellectuels, des historiens, des écrivains, des philosophes y proposaient des cours gratuits. La seconde version, au 20e siècle, visa des objectifs semblables bien qu’actualisés : démocratiser la culture et dispenser gratuitement un savoir au plus grand nombre. C’est celle par exemple du philosophe Yves Michaud avec l’Université de tous les savoirs (1998) ou celle de Michel Onfray avec l’Université populaire de Caen (2002), dont le texte La Communauté philosophique (2004) est le Manifeste. Dans le cadre de ces deux initiatives, la culture est considérée comme un auxiliaire de la construction de soi permettant une meilleure «lecture du monde» et une meilleure «action».

Nous proposons dans la même ligne, en 2012, une « Université populaire en Bretagne » où les Bretons puissent se réapproprier culture, histoire et philosophie. Et cela, en redonnant accès à des textes, contextes et savoirs dont une certaine «éducation nationale française» a pu les priver. L’objectif est pour chacun d’apprendre à penser par lui-même (la philosophie n’est en ce sens pas « un ensemble de doctrines », mais un ensemble d’outils aidant à la réflexion personnelle). Ce que souhaitait faire Descartes avec son Discours de la Méthode : ce n’est qu’en pensant par soi-même que l’on devient soi-même. Cette conscience de soi mène moins à « l’individualisme égoïste » qu’à un renforcement du lien social (si je sais « qui je suis », je suis plus curieux de savoir « qui sont les autres »).

LES RAISONS

Le « désir de savoir » (la définition grecque de « la philosophie ») est en 2012 considérable : les débats, les forums, les rencontres, les séminaires, les universités d’été ou du temps libre, les succès de librairie, la multiplication des collections d’idées chez les éditeurs, tout cela témoigne d’une authentique et pressante demande, à la fois individuelle et collective. L’offre oscille alors entre « élitisme universitaire » et « improvisation des cafés philosophiques ». L’une reproduit « la pensée unique », l’autre réduit la philosophie à la « conversation » ou à « l’opinion ». La réflexion individuelle doit être outillée, guidée et confrontée aux grands textes.
Ce qui, là aussi, était le projet pédagogique de Descartes : moins faire œuvre de « philosophe » qu’initier tout honnête homme à « la philosophie », c’est-à-dire au retour sur soi (« réflexion ») et au « mieux vivre » (« sagesse » ou « art de vivre », avec soi-même et les autres).

LE PRINCIPE

La notion d’ « Université Populaire » retient de celle d’ « Université traditionnelle » la qualité des informations transmises, le principe du « cycle d’apprentissage » (qui permet d’envisager une progression personnelle) et la nécessité d’un contenu transmis en amont de tout débat. Elle garde du « café philosophique » l’ouverture à tous les publics, l’usage critique des savoirs, l’interactivité et la pratique du « dialogue » comme moyen d’accéder au « contenu ». Ce qui nécessite un travail collectif de préparation, de concertation et de synthèse qui ne peut être l’œuvre que d’un seul parmi d’autres. Force est de constater en la matière la difficulté à mobiliser les énergies

LE FONCTIONNEMENT

La gratuité est le principe de base de l’Université populaire. Pas d’âge requis, ni de titres ou de niveaux demandés. Pas d’inscriptions non plus, ni de contrôle des connaissances. Pas d’examens, ni de diplômes délivrés. Cependant, une évaluation peut être proposée afin de garantir l’évolution de chacun dans l’apprentissage des méthodes et des savoirs. En règle générale, un cours est dispensé une fois par semaine sur une séance de deux heures : la première est un exposé argumenté, la seconde une discussion de celui-ci. Le cycle s’étend en général de mi-octobre à mi-mai.

LES PERSPECTIVES

L’Université populaire est une idée collective et non personnelle. Sa création invite à l’essai-mage et doit être liée à une dynamique de publications, de médiatisation et de « circulation des idées ». Elle nécessite « un réseau d’auteurs, de professeurs et d’initiatives personnelles », ainsi que des locaux (salles de cours, domiciles particuliers, cafés…) et la mise à disposition d’ouvrages (médiathèques, bibliothèques publiques ou privées). L’Université populaire repose aussi sur une charte à laquelle doit consentir chaque participant en terme d’authenticité de la démarche, d’éthique et de respect de certaines valeurs comme le respect du contenu enseigné, de l’autorité de celui qui l’enseigne, ainsi que des autres participants. Ce qui revient à respecter les règles de la vie civique et du débat publique. L’Université populaire doit ainsi viser à l’épanouissement intellectuel et personnel de chacun et mieux préparer l’avenir collectif.

ACTIONS

Trouver des salles. Organiser à plusieurs l’Université populaire. Obtenir le soutien public dans une ville de Bretagne. cliquer ici pour dossier plus complet

CONTACT

Simon Alain (Auteur de : « Descartes, Breton ? », « Is Descartes Breton ? », « Berkeley l’Irlandais », Hume, l’Ecossais », Locke, le Gallois », Descartes et la Bretagne », « Un siècle de Lumières »).

Simon Alain

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